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Faire baisser le coût annuel par machine virtuelle, sans quitter VMware

NeoEdge est partenaire Select VMware by Broadcom. Seize collaborateurs sont certifiés, dont plusieurs VCP VMware Cloud Foundation Administrator et Proven Professional VCF Implementation, un VCIX Network Virtualization, ainsi que des Master Specialists vSAN, HCI et Cloud Native. Nous exploitons également quatre datacenters en France.

Depuis le rachat par Broadcom, l’essentiel du débat français se résume à « partir ou payer ». Nous pensons que c’est mal posé. Beaucoup d’infrastructures peuvent rester sur VMware à un coût maîtrisé, à condition de regarder le bon indicateur et d’utiliser les leviers techniques disponibles. Cette page explique lesquels.

Analyse du coût des licences de virtualisation

Le bon indicateur n’est pas le coût par cœur

La licence se compte au cœur, avec un minimum de seize cœurs par processeur. C’est une donnée fixe : vous ne la ferez pas baisser en négociant plus fort. Raisonner en coût par cœur mène donc mécaniquement à une seule conclusion, celle de partir.

L’indicateur utile est le coût annuel par machine virtuelle. Il intègre la licence, le matériel, l’électricité et l’exploitation, rapportés au service réellement rendu. Et contrairement au coût par cœur, celui-là, on peut le faire baisser : en augmentant la densité, en rationalisant les hôtes, en dimensionnant juste. C’est aussi le seul chiffre qu’un comité de direction comprend sans explication.

Le tiering mémoire : le levier que personne n’explique en français

C’est la nouveauté qui change l’arithmétique, et elle est peu documentée hors des publications de l’éditeur.

Le tiering mémoire sur NVMe, disponible depuis la version 9, utilise des disques NVMe locaux comme second niveau de mémoire. Les pages actives restent en mémoire vive, les pages froides sont déplacées sur NVMe, de façon totalement transparente pour les machines virtuelles et leurs systèmes d’exploitation. Au ratio recommandé, la mémoire utilisable double.

L’intérêt économique se comprend en deux temps. D’abord, la mémoire vive est devenue le premier poste du budget serveur : son prix a été fortement tiré à la hausse par la demande liée à l’intelligence artificielle. Ensuite, et c’est le point décisif, VMware facture au cœur, pas à la mémoire : héberger davantage de machines sur le même hôte n’ajoute aucune licence. Le coût de licence par machine virtuelle baisse donc mécaniquement.

Les mesures publiées par l’éditeur situent le gain autour du doublement de densité pour une perte de performance de zéro à dix pour cent selon les charges — les meilleurs résultats étant observés sur les environnements de postes virtualisés.

Hôte aujourd'hui saturé par la mémoire 32 cœurs 512 Go DRAM machines virtuelles 12 VM + NVMe local ratio 1:1 Même hôte, tiering actif mémoire utilisable doublée 32 cœurs 512 DRAM + 512 NVMe machines virtuelles 24 VM — licences inchangées coût de licence par VM : référence valable tant que la mémoire active reste sous la moitié de la DRAM — le critère publié par l'éditeur coût par VM ÷ 2
La facture se compte au cœur, et le nombre de cœurs ne bouge pas. Doubler la mémoire utilisable double la densité, donc divise le coût de licence par machine — à condition d'être limité par la mémoire et non par le processeur, et que la mémoire active reste sous la moitié de la mémoire vive. Ratio 1:1 par défaut depuis VCF et VVF 9.

Ce que nous vous dirons aussi, et que le marketing ne dit pas

Le tiering mémoire ne réduit aucune licence si vous conservez vos hôtes. Le gain porte sur la mémoire, pas sur les cœurs. Il n’y a économie de licence que si la densité accrue permet de retirer des hôtes — donc uniquement si votre infrastructure était limitée par la mémoire et non par le processeur. Sur un parc contraint par le processeur, le gain de licence est nul.

Il faut également des NVMe d’endurance élevée — l’éditeur demande au minimum 7 300 To écrits et 100 000 écritures par seconde, la fonction ne convient pas à toutes les charges — les bases en mémoire et les applications très sensibles à la latence en sont exclues, comme les machines à mémoire chiffrée, celles en tolérance de panne et les très grandes machines — et le critère publié par l’éditeur est simple à vérifier : la mémoire active de vos machines doit rester sous la moitié de la mémoire vive physique de l’hôte. Au-delà, le tiering n’a plus d’intérêt.

C’est précisément pour cela que nous commençons par une mesure. L’éditeur publie pour cela un outil gratuit, MTAT, qui analyse votre parc réel, simule les différents ratios et produit le calcul de coût correspondant. Nous le passons chez vous, et nous vous rendons le verdict, y compris quand il conclut que ça ne vous apportera rien.

VVF ou VCF : deux réponses à deux besoins

VMware vSphere Foundation couvre la virtualisation, le stockage vSAN, l’exploitation et le service Kubernetes. C’est la réponse adaptée à la majorité des infrastructures d’entreprise.

VMware Cloud Foundation ajoute ce qui transforme une ferme de machines virtuelles en cloud privé : la virtualisation réseau et la micro-segmentation avec NSX, l’automatisation et le catalogue de services, la gestion de flotte, et la répartition de charge applicative. C’est la différence entre héberger des machines et fournir un service à ses métiers.

Il existe également une édition VCF Edge, taillée pour les sites distants, dont on ne parle quasiment jamais en français alors qu’elle correspond à de nombreux contextes industriels et de commerce.

Point important : le tiering mémoire est inclus dans les deux offres. Ce n’est pas un argument réservé à l’édition supérieure.

Des échéances qui tombent maintenant

Il n’y aura pas de version 9 en dehors de VVF et VCF : les éditions vSphere Standard et Enterprise Plus restent commercialisées mais figées en version 8. Plusieurs composants sont aussi abandonnés, et la répartition de charge native n’est utilisable que jusqu’au 30 mai 2027 pour les clients migrant vers la solution dédiée.

Ces dates ne sont pas des arguments commerciaux : ce sont des contraintes de planification. Nous les intégrons au calendrier budgétaire plutôt que de les découvrir au renouvellement.

Notre accompagnement

Audit de licences avant renouvellement — inventaire réel des cœurs, rationalisation des hôtes, vérification des droits vSAN déjà acquis et souvent sous-utilisés, simulation du coût par machine virtuelle à parc constant et après optimisation.

Conception et déploiement — architecture VVF ou VCF, migration depuis les versions antérieures, micro-segmentation, automatisation.

Exploitation — supervision par notre SOC, maintien en condition opérationnelle, campagnes de mise à jour maîtrisées. Ou hébergement complet dans nos quatre datacenters français, avec réversibilité.

Une couverture nationale depuis quatre agences

Marseille, notre siège, couvre le bassin méditerranéen d’Aix-en-Provence et Toulon à Nice, Montpellier et Nîmes, et remonte jusqu’à Valence. Lyon couvre l’Auvergne-Rhône-Alpes, de Grenoble à Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Annecy et Dijon. Amiens couvre les Hauts-de-France avec Lille, la Normandie avec Rouen et Le Havre, ainsi que Reims et le nord de l’Île-de-France. Paris couvre l’Île-de-France et les grands comptes nationaux.

Questions fréquentes

Le tiering mémoire réduit-il vraiment la facture de licence VMware ?
Indirectement, et pas toujours. Il augmente la mémoire utilisable sans ajouter de cœurs licenciés, donc il fait baisser le coût de licence par machine virtuelle. Mais il ne supprime une licence que si la densité permet de retirer des hôtes, ce qui suppose une infrastructure limitée par la mémoire. Sur un parc limité par le processeur, le gain de licence est nul. La mesure préalable sert exactement à trancher ce point.
Quel ratio entre mémoire vive et NVMe faut-il retenir ?
Le ratio d’un pour un est celui recommandé par défaut : il double la mémoire utilisable. Des ratios plus agressifs sont supportés, jusqu’à multiplier la capacité par cinq, mais ils ne conviennent qu’à des charges dont la mémoire réellement active reste faible. La règle de dimensionnement est que la mémoire active doit rester sous la moitié de la mémoire vive physique.
Le tiering mémoire est-il réservé à VMware Cloud Foundation ?
Non. Il est inclus aussi bien dans VMware vSphere Foundation que dans VMware Cloud Foundation et dans l’édition Edge, sans option supplémentaire.
Quelles charges faut-il exclure du tiering mémoire ?
Les applications très sensibles à la latence, les bases de données en mémoire, les machines de très grande taille et celles utilisant un accélérateur graphique en accès direct. Ces exclusions se paramètrent machine par machine. Le critère publié par l’éditeur est simple à vérifier : la mémoire active doit rester sous la moitié de la mémoire vive physique de l’hôte.
Quelle est la différence entre VVF et VCF ?
VMware vSphere Foundation apporte la virtualisation, le stockage vSAN, l’exploitation et Kubernetes. VMware Cloud Foundation y ajoute la virtualisation réseau et la micro-segmentation, l’automatisation avec catalogue de services, la gestion de flotte et la répartition de charge applicative. VVF héberge des machines, VCF fournit un cloud privé.
NeoEdge est-il toujours partenaire après la réorganisation Broadcom ?
Oui. NeoEdge est partenaire Select dans le Broadcom Advantage Partner Program, avec seize collaborateurs certifiés, dont plusieurs sur le déploiement de VMware Cloud Foundation.

Combien coûte votre machine virtuelle, réellement ?

Nous mesurons l’éligibilité de votre parc au tiering mémoire et nous vous rendons le verdict, y compris quand il est négatif.